Association Beoog-Neere du Ganzourgou : du matériel pour la conservation des eaux et sols offerts aux producteurs agricoles

L’association Beoog-Neere du Ganzourgou (ABNG) est une organisation paysanne qui dans la province du Ganzourgou. La promotion du développement socio-économique de la population est son leitmotiv. Dans le but d’assurer une sécurité
alimentaire et nutritionnelle aux populations du Ganzourgou, l’ABN-G mène des activités de maraichage, d’élevage, de conservation des eaux et sols (CES) etc.
Soutenue par l’ONG Solidar Suisse au Burkina Faso, l’ABG s’investit activement dans la construction socio-économique de la population du Ganzourgou.

En 2021, 120 producteurs de six (06) groupements villageois ont bénéficié de
l’accompagnement de l’ABNG dans le cadre de la mise en œuvre des activités agricoles pluviales. Ainsi ces derniers ont pu construire 120 fosses fumières et protégés 75ha de champs agricoles de cordons pierreux et 3,21ha aménagés en demi-lune pour la riziculture. Grace à cet appui les bénéficiaires ont pu accroître leur production agricole de 11%.

Pour cette année 2022, la dynamique de l’ABNG n’a pas changé. Des producteurs agricoles au nombre de 120 repartis dans 06 groupements des communes de Kogho, Salogo, Zam et Zoungou ont bénéficié de l’accompagnement de l’ABNG.

Le Mercredi 02 mars 2022, du matériels destinés à l’application des techniques de Conservation des Eaux et Sols (CES) leur ont été remis. Ce matériel est composé
de 120 bottes, de 120 brouettes, de 18 tonnes de ciment, des gans, des pelles, des barres à mines, etc. Ces dons s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet Renforcement des Moyens d’existences des Populations Vulnérables »

Un accompagnement qui contribuera à booster la production agricole et à couvrir les besoins alimentaires annuels

«  C’est une grande joie d’avoir cet appui de l’ABNG en collaboration avec Solidar Suisse. Dans la province du Ganzourgou la pauvreté des sols, liée au changement climatique n’est plus à démontrer et les rendements, la production ne sont plus à la hauteur des attentes des producteurs. Aider les producteurs agricoles avec le matériel et les équipements pour entreprendre des travaux de conservation des eaux et des sols est de bonne guerre, cela permettra de redonner au sol ses capacités productives  » a déclaré Monsieur OUEDRAOGO Issouf, Directeur provincial de l’agriculture et des aménagements hydro agricole du Ganzourgou.

Pour lui, c’est un accompagnement qui contribuera à booster la production agricole et couvrir les besoins alimentaires annuels et dégager des excédents pour répondre aux problèmes liés à leur vie quotidienne.

Solidar Suisse travaille à ce que la population résiste et puisse s’épanouir

Selon monsieur Louis Yamba NIKIEMA, venu représenté le Représentant pays de l’ ONG Solidar Suisse au Burkina Faso, l’ accompagnement des producteurs agricoles est l’essence même de Solidar Suisse. L’agriculture étant la plus grande ressource au Burkina Faso, l’une des principales activités de Solidar Suisse est la promotion du travail décent à travers la lutte contre le changement climatique qui vise à améliorer le travail des agriculteurs.

«  Avec notre partenaire l’ABNG, nous avons eu l’opportunité de mettre en œuvre tout ce que nous avons comme philosophie autour du renforcement des moyens d’existence des personnes vulnérables .Nous sommes dans notre logique de travailler à ce que la population résiste et puisse s’épanouir » a soutenu monsieur Louis Yamba NIKIEMA.

Un soutien qui réconforte les femmes et leurs enfants

Mamounata KAGAMBEGA, ressortissante du village de Zoungsilmiougou, dans la province du Ganzourgou, est l’une des bénéficiaires de ces équipements aratoires. Apres avoir reçu son kit, elle témoigne sa satisfaction. «  La venue de ces outils va nous soulager à bien des égards. Nous les femmes surtout, sommes les plus soulagées, quand on sait les conditions de vie de la femme rurale. Nous pourrons grâce à ce matériel restaurer nos sols devenus arides et améliorer notre productivité  ».

Pour dame Mamounata KAGAMBEGA, ce matériel leur permettra de produire en quantité suffisante pour la consommation d’une part et d’autres part pour la commercialisation.

Les revenus dérivés de ces productions serviront à la prise en charge sanitaire et scolaire de leurs enfants. « Vous savez, chez nous les musulmans en général, l’homme a plusieurs épouses et parfois la gestion des charges liées à l’éducation et aux aspects sanitaires des enfants est lésée. Les hommes ne sont pas toujours enclins à assurer toutes les dépenses de la famille, c’est surtout nous les femmes qui nous occupons de nos enfants en cas de maladie ou dans d’autres situations » a t-elle expliqué.